Pour l’année 2018-2019, le comité se compose des membres suivants :

Calame Maurice   avenue de Béthusy 62, 1012 Lausanne
Dépraz François caissier chemin de la Fontaine 43, 1040 Echallens
Faucherre Alain président              Charmilles 1, 1004 Lausanne
Galfetti Bernard   Parc de la Rouvraie 23, 1018 Lausanne
Huguenin Bernard   route de Cully 2, 1091 Grandvaux
Jaccard Marianne responsable des visites avenue Druey 19, 1018 Lausanne
Mercier Philippe vice-président avenue Mon-Repos 24, 1001 Lausanne
Pizzotti Laurent   rue de la Grotte 8, 1003 Lausanne
Rochat Lise secrétaire chemin Derrière-L'Eglise 8, 1027 Lonay 
Vuillemin Philippe   Boveresses 16, 1010 Lausanne
Weidmann Denis   chemin de la Moraine 12, 1162 St-Prex
     
Membres délégués    
Golay Laurent directeur du Musée historique de Lausanne
Riou Yann adjoint au chef du Service de la culture de la ville de Lausanne

 
MEMOIRE DE LAUSANNE :
une histoire plus que centenaire

L’Association Mémoire de Lausanne – c’est une appellation récente qui date de 2003 – plonge ses racines dans les dernières années – fort agitées – de la fin du XIXe siècle.
Lausanne est alors une ville en plein essor : sa nouvelle université, sa nouvelle gare, ses fonctions de capitale régionale attirent de nouveaux habitants qui trouvent facilement à s’employer dans les commerces locaux, les banques, les assurances et les imprimeries qui ont  le vent en poupe.

Mais le corollaire de ce développement de la ville, c’est la multiplication des chantiers pour de nouveaux hôtels et de nouveaux immeubles ou de nouvelles rues qui viennent bouleverser l’ancien tissu urbain encore largement hérité de l’époque médiévale. Certains Lausannois, attachés à l’image de leur ville, s’en inquiètent : ils se mobilisent, par exemple, sous la houlette du peintre Charles Vuillermet, contre la démolition projetée de la tour de l’Ale, un des ultimes vestiges des remparts de la ville ; puis contre celle de l’église Saint-François, considérée comme un obstacle vétuste au développement du trafic des trams.

Ce même peintre Vuillermet  fait le siège de la Municipalité en 1898 - alors que se démolit la dernière porte de la ville, celle de Saint-Maire -  pour que les autorités créent une collection officielle « de dessins, gravures, photographies, etc. qui risquent d’être dispersés ou de disparaître à échéance plus ou moins rapprochés et dont les propriétaires se désaisiraient plus volontiers en faveur de la ville quand un appel leur serait adressé au nom des autorités de Lausanne » (lettre au syndic du 10 janvier 1898).

C’est là l’origine des collections actuelles du Musée historique de Lausanne qu’une poignée de notables réunis autour de Charles Vuillermet au sein d’une Commission du Vieux-Lausanne va commencer à réunir et à entasser dans une cave du collège de la Croix-d’Ouchy, avec le ferme espoir de pouvoir ouvrir bientôt un  Musée historique de la ville. Cette commission va accomplir un travail extraordinaire de collecte d’objets, de peintures, de photographies et de documents divers en lien avec le passé de la cité.

Mais de musée, point ! Il faudra se contenter de montrer aux Lausannois tous ces trésors dans deux expositions temporaires à la Grenette en 1902, puis au Palais de Rumine en 1908. Entre temps, la commission s’était, en 1902, transformée en Association du Vieux-Lausanne, afin de s’assurer une base plus large dans la population lausannoise. Au sein de la nouvelle association, un homme ne va pas tarder à s’imposer et à y accomplir une oeuvre de longue haleine en faveur du patrimoine lausannois : l’imprimeur Georges- Antoine Bridel (1867-1946), qui succède à Charles Vuillermet à la tête de l’AVL et en assurera la présidence pendant quelque quarante ans !

Grâce à l’opiniâtreté de cette poignées de pionniers, le musée rêvé s’ouvre enfin en décembre 1918 dans l’ancien château des évêques : c’est le Musée de l’Ancien-Evêché, renommé Musée historique de Lausanne en 1987. Après une ouverture en fanfare, il  connaîtra pas mal de vicissitudes liées à la situation financière de la Ville et à un intérêt des autorités municipales pour leur patrimoine, plus ou moins affirmé selon les époques…

Néanmoins, après une période de relative somnolence au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il  fait enfin l’objet d’une profonde rénovation et d’un agrandissement de taille au milieu des années 80. Les collections sont désormais conservées de façon optimale, classées, inventoriées, le musée est reconnu officiellement comme le réceptacle de toute la photographie documentaire lausannoise, une exposition permanente est consacrée à l’histoire de la ville et de nombreuses expositions temporaires confirment l’inscription du MHL dans sa vocation de conservatoire du patrimoine historique lausannois aux côtés des Archives de la Ville.

L’Association Mémoire de Lausanne, héritière des pionniers de la fin du XIXe siècle, continue à  soutenir le Musée historique en s’efforçant d’en enrichir les collections et de les mieux faire connaître.

Pour en savoir plus, voir *Olivier Pavillon*, Association du Vieux-Lausanne: des pionniers de 1898 à la création du Musée du Vieux-Lausanne en 1918, /Mémoire vive. Pages d'histoire lausannoise, /7/1998, p. 9 à 53.